Top-Braille

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Un niçois couronné pour son invention Top-Braille
Publié par Philippe Dubois - Nice Matin dans Actualité • 01/02/2008 09:00:00
Il s’agit, ni plus ni moins, que de la plus haute distinction pour un ingénieur en France. Chaque année, la revue « L’usine nouvelle » récompense la meilleure innovation, grâce à un jury prestigieux composé, notamment, de trois prix Nobel. Excusez du peu ! Et, en 2007, c’est Raoul Parienti, Niçois de toujours, qui a été couronné pour son invention « Top Braille ». « ça vient récompenser plus de dix ans de travail, commente l’intéressé, manifestement fier et heureux. J’ai reçu plusieurs distinctions pour ce projet, mais celle-ci est la plus prestigieuse ».

Une invention « humanitaire »
Un honneur de plus, donc, pour celui qui a inventé, réalisé et conceptualisé l’innovation de l’année : un « traducteur » en braille. « L’idée était de permettre à chaque aveugle de se trouver, autant que faire se peut, sur un pied d’égalité avec un valide. Le « Top Braille » détecte les lettres d’un texte et les retranscrit en braille, mais également de façon sonore, car seulement 15 % des non-voyants pratiquent le braille (Son invention est réservée à une certaine élite pour le moment (3000 euros pièce, tout de même Disponible uniquement sur Internet.) ». Et voilà comment Raoul Parienti, ingénieur, président de Vision SAS, société basée dans le quartier de Fabron à Nice, a joint le prestigieux au noble.

« Je tenais particulièrement à cette idée. J’ai investi un million de francs de ma poche avant de trouver un financier qui, à son tour, a injecté 1,5 million d’euros. Mais c’est un véritable travail d’équipe. Je n’ai évidemment pas réussi cela tout seul ».

Tout juste auréolé de son titre, le Niçois n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Ce véritable « Géo Trouvetout » (il récuse le terme) fourmille d’idées : « J’ai plusieurs brevets en cours, comme celui d’un piano pliable, d’une crème anti-âge à base de molécules d’or, d’un tableau qui dissimulerait une centrale vapeur ». Et l’homme de regretter que la France en général ne se lance pas plus dans l’innovation et la création. « C’est notre seul moyen d’être compétitif car on ne peut pas s’étalonner sur une main-d’œuvre à 2 euros de l’heure ».

Un véritable regret pour Raoul Parienti car, comme il aime à le préciser lui-même, « si mon équipe trouve un financier sérieux et régulier, en trois ans, on explose tout ».

extrait de Nice Matin

Vision SAS